Par ergotic
Questions sur le logiciel b-link
Si le blog a repris mi-aout, la reprise officielle de Rnt s'échelonne cette semaine, avec une énorme correspondance qui s'est accumulée pendant la période de congès. Deux ergothérapeutes nous questionnent au sujet du logiciel b-link :
- "j'ai téléchargé le logiciel B-link pour un patient LIS que je prends en charge en ergothérapie, j'ai réussi à l'installer sans problème mais la reconnaissance
occulaire, lors du paramétrage, ne se fait pas."
- "j'ai installé B-link couplé à une webcam, mais malheureusement, les clics à la fermeture des yeux ne fonctionnent pas ou de manière très aléatoire, alors
que le reste du logiciel et la webcam fonctionnent très bien."
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réponse : Tout est dit à ce sujet, dans le manuel d'utilisateur et le guide de mise en route. Le problème étant de faire la synthèse des différents paramétres qui influent la reconnaissance du clignement des yeux : le type de webcam (30 images secondes), le zoom effectué sur le visage (entre 65 et 90 % de la zone vidéo), position de la personne face à l'ordi, éviter les réfractions lumineuses en arrière plan, et travailler dans un environnement éclairé par une lumière ambiante similaire à la lumière du jour : j'ai ré-installé le logiciel pour le tester dans nos locaux éclairés au néon et je n'ai pas eu de résultats exploitables. Nouveau test dans le local ergo du Centre Marc Sautelet, positionné à 45 ° près d'une fenêtre recevant la lumière du jour, et c'a fonctionne ! J'en ai profité d'avoir la main pour ralentir la vitesse de défilement. Ce qui me bluffe par rapport aux conditions d'éclairage, c'est que les deux étudiants polonais qui en ont fait la première démonstration en France, l'ont fait en conditions intérieures au salon Autonomic. (Impossible de me souvenir s'ils avaient un éclairage d'appoint).
Ceci dit, ces travaux ont été réalisés en laboratoire universitaire et n'ont pas été testés auprès de personnes handicapées, ni conçus avec un cahier des charges élaboré avec des représentants d'associations tels que Alis ou ARS SLA... si l'outil sur le descriptif devrait convenir aux personnes souffrant d'un locked in syndrome, il est bien évident que l'interface graphique du clavier leur convient mal vu la fréquence de leurs problèmes visuels. Considérons qu'il s'agit d'un premier jet, prouvant la faisabilité de l'analyse non pas de la motricité occulaire, mais du clignement des paupières face à une webcam. Nous attendons des nouvelles de la société Starnav qui travaille à ce mode d'accès.
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